Acte II Scène 1

Il y a un air d'opera qui traine dans l'air, dansant avec une odeur de café, un dimanche matin, le soleil brille dejà. Une cigarette brule encore dans le cendrier, on dirait presque que sa fumée veux se marier avec La Callas, tant elle bouge en rythme avec sa voix.

Et puis quoi?

il va falloir partir.

Mettre ces 18ans de vie dans des cartons, quatre catégories. Ce que j'emmène, ce que j'emènerais plus tard, ce que je laisse, et ce que je jette. me replonger dans l'infinie vanité de cette vie où je n'ai encore rien fais, rien vu. En emmener une partie avec moi, pour se frotter au monde, aller me cogner aux murs d'une nouvelle ville, d'une nouvelle vie. Le reste, je ne l'oublirais pas.
Je voudrais mettre mes ami'e)s, ma famille, mes repères et mes habitudes dans des cartons pour les emmener avec moi.

Trop simple.

La vie ce n'est pas ça. Il faut choisir, eliminer, trier, jetter, racheter, reparer, construire, detruire, ranger, emballer, il faut choisir. Il faut partir. Et s'habituer à parfois, laisser derrière soi ce qu'on aurais voulu ne jamais quitter.

Tout est si simple quand on est un enfant.

Ces jeunes filles de 12 ans que nous etions, on voulait être grande et on nous disais de profiter de notre innocence. On ne voulait pas le croire, bien sur que non les adultes ne comprennent pas, on veux être grande, parler comme des grande, manger, boire, fumer comme des grandes, baiser comme des grandes. Gachant parfois la chance qu'on avait de ne se soucier que de savoir si le beau brun allait enfin nous regarder.

Tout ceci passe bien trop vite.

Et on se reveille un jour, avec le projet de quitter tout ça.
Avec comme horizon, une vie independante. Une rupture, une page qui se tourne.
Je ne regrette rien, ou presque rien, parce que ça m'a ammener là aujourd'hui.
On ne peut s'empecher de penser que si ce jour là, on avait pris la rue à droite et pas à gauche, les choses auraient pu être differente. C'est ainsi.
Nous sommes là. Et dans quelques jours, je n'y serais plus. La rivière prend sa source en montagne, la rivière se jette dans le canal, le canal se jette dans le fleuve, et le fleuve se jette dans la mer.
Tout devient plus intense, plus dangereux, plus vrai. On laisse les poisson d'eau douce dans la rivière pour aller flirter avec les requins.
Le complexe du homard disait-il.
J'étais une truite de rivière je deviens une tortue de mer.


Changer. Tout changer ou presque. Ranger. Tour ranger ou presque.


Partir.


Tout quitter...


ou presque.

Acte II Scène 1

# Posté le dimanche 19 août 2007 04:31

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:02

What I like About you (TeKasS)

What I like About you  (TeKasS)
Deux absentes sur la photo, Alice et Tichoo, mais impossible de nous reunir toutes sur une seule et même photo.
Le coeur y est.

Alors voilà, c'est comme ça qu'on passe nos derniers instants toutes ensembles.
Chacune prend sa route.
Paola va devenir assistante sociale et va passer l'année à faire le menage et les courses pour Tichoo qui sera perdue dans sa première année de medecine, avec Poloche.
Kloé la communiste s'infiltre chez les catho pour etudier le commerce capitaliste.
Alice et Lisa vont en terminale (espèce de redoubleuses)
et moi, lachement, je m'en vais à Paris.

Nous avons construit notre monde au fur et à mesure, les unes se rajoutant aux autres.
On se retrouvait au Petit Nice, dans la chambre de Pauline, chez les unes ou chez les autres...au lycée, au campus, peut importe, tant qu'il y avait des potins.

Alors oui! Nous" Les Tcho Mimi" comme les gens ont pris coutume de nous appeler,
NOUS SOMMES LES PLUS GROSSES LANGUES DE PUTE DE MARSEILLE!
Vous ne nous conaissez pas, mais nous, nous savons avec qui vous avez couché hier soir, dans quelle position et à qui vous avez pensé au moment de votre orgasme, nous savons de quelle couleur est votre string, nous savons vos plus secrets fantasmes, nous savons qu'il y a trois jours dans la rue vous avez coisé votre ex avec une autre et que vous avez pleuré sur votre bigmac ensuite. Nous savons tout, et nous savons que vous savez.

Si nous avons la chance de nous retrouver dans un endroit sans trop de gens autour, nous parlons de cul en buvant comme des hommes, si il y a des gens autour, nous buvons plus encore pour les oublier et parler tranquillement.

Nous sommes VIP partout où nous mettons les pieds, nous sommes la bande de copine que vous aviez toujours revé d'avoir, les 4 de Sex And The City ne nous arrivent pas à la cheville.
Nous fumons comme des pompiers, buvons comme les trous, le dimanche notre slim est retroussé pour aller à la pèche aux moules. Nous sommes passé par TOUS les styles de fringues possibles (j'y suis pour beaucoup) à nous 7 réunies on a quasiment traversé la planète (j'y suis pas pour beaucoup). De manière plus veridique que la bande à Ruquier, NOUS AVONS TOUT ESSAYÉ!

Les filles qui sont autour de moi sur cette photo, et celle qui auraient du y etre, sont les filles les plus extraordinaires que j'ai eu la chance de cottoyer. Elles me connaissent comme personne. Nous sommes un putain de carré à 7 cotés et je vous souhaite cordialement, si vous avez quelque chose qui merite commerage, de ne JAMAIS croiser notre route.

Dans une trentaine d'année on me demandera la plus belle connerie que j'ai faite dans ma vie.
Je repondrais que quand j'avais 18ans, j'ai quitté mes amies pour Paris, on me demandera pourquoi j'ai fais ça, je dirais simplement,
"par amour..."

# Posté le mardi 31 juillet 2007 07:37

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:02

Je voudrais le silence, enfin, et puis le vent...

Je voudrais le silence, enfin, et puis le vent...
Ranger

Sa chambre, sa vie, son appart, son cerveau, ses souvenirs, ses ambitions, son sac.
Ranger pour mettre de l'ordre
Trouver son ordre
Pour que tout rentre dans l'ordre
Se perdre, avancer et semer du desordre
Trouver une guitare et lui changer les cordes
Trouver un truc à faire, un truc dans ses cordes
Ne rien faire et dormir dans le désordre
Tout remmettre en ordre
Faire refaire defaire et ne plus avoir rien envie de faire
Se lever, se recoucher, puis finalement
Se lever et ne jamais plus s'effondrer
Lire sur tes lèvres
Lire dans tes rêves
Courire aprè le maudit lièvre.
Chaque chose à sa place
Une place pour chaque chose.
Tout s'entasse
Les tasse s'empilent
Les pile s'entassent
On parlait du temps qui passe
Des assiettes qui se cassent
Je t'enlasse

Tu m'embrasses et jamais je ne m'en lasse.




# Posté le jeudi 21 juin 2007 18:48

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:02

Par Amour.

Par Amour.
- T'es mon rayon de soleil...
- Ah ouai? Alors toi t'es mon rayon surgelé

# Posté le jeudi 31 mai 2007 16:48

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:02

Amour en vrac - Amour sous vide

Amour en vrac - Amour sous vide
C'est pas une révélation, c'est une évidence,
sure
ment parce que c'est comme ça depuis toujours, je l'ai toujours dit, j'ai toujours dit que je le ferais, j'ai toujours dit que s'il y avait quelque chose qui comptait pour moi, c'était ça, c'était là-bas.
Et trop ont cho
isit de ne pas comprendre, parce que ça parait anodin, banal, sans interêt ou trop ambitieux, pour moi c'est simplement l'essentiel.
C'
est beau comme une pub pour un parfum de femme, comme un crépuscule estival, comme une photo argentique en noir et blanc, simple comme ça.

J'y ai gouté
, je ne peux plus m'en passer, c'est le corps d'une femme à peine recouvert sous un drap blanc, un dimanche matin, quand un rayon de soleil vient trahir la nuit, c'est le reflet des lampadaires sur les trottoirs humides, c'est un nuage qui cache le soleil un instant, et file à travers le ciel ternir d'autres ombres, c'est le bruit insoupçonné d'un ruisseau dans une forêt paisible, c'est le frottement d'un crayon HB sur une feuille de papier, le début d'une histoire sans fin, c'est une histoire d'amour.

C'est un musicien au fond d'une cave qui déchaîne ses doigts sur un clavier rayé, noir et blanc, et les touches sont d'un blanc bien plus pur que l'émail de ses dents,

C'est une voute de pierre qu
i porte l'histoire sur sa clef, c'est une ruelle sombre, qui s'illumine simplement sous les regards qui s'y émerveillent, c'est un boulevard immense, large et froid, qui sent les journaux frais et les croissants chauds à 6h du matin, c'est une bouche de metro qui avale les passants, c'est le bruit du chiffon humide sur la vitre de la brasserie en bas de la rue, c'est le bruit du café sur le zinc et les couverts qui claquent à midi sur les assiettes de porcelaine, c'est une multitude de metros qui se croisent et s'entrecroisent dans d'innocents souterrains

Ce sont
ces gens qui ne se connaissent pas mais qui ne pourraient vivre les uns sans les autres, c'est ce ciel trop triste qui pleure de ne pouvoir se meller à cette effervescence, c'est le parfait agencement des rues, des boulevards, des avenues entre elles, c'est le clic d'un appareil photo qui tente vainement de faire tenir cette ambiance sur un cliché, c'est tout ça...


C'est Paris.

# Posté le jeudi 24 mai 2007 16:43

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:02